mardi 18 décembre 2012

Les nouveaux chiens de garde - Gilles Balbastre



Partie 2

"Les Nouveaux Chiens de garde est à la base un essai de Serge Halimi concernant les médias, paru en 1997 et actualisé en 2005, qui a connu un fort succès de librairie (147 000 exemplaires). En 1932, l'écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s'imposaient en véritables gardiens de l'ordre établi.Aujourd'hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l'ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise."

mercredi 21 novembre 2012

Corruption: La tentation permanente



Bac de Marseille, BTP en Lorraine et concours de faux naïfs qui analysent la corruption comme un phénomène marginal et scandaleux, oubliant par là même qu'elle est le corollaire du capitalisme et du pouvoir politique. 



dimanche 4 novembre 2012

Jesus Camp




Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5

Les fous de dieu, version rednecks. Toujours très portés sur les enfants.
A montrer à vos gosses en les menaçant de les y envoyer si ils se tiennent pas bien. Tranquilité garantie.
Ça a dû réussir à déteindre sur moi cette propension à vouloir traumatiser les enfants...
Mmmm ....

jeudi 1 novembre 2012

Mitterand, le roman du pouvoir




Documentaire biographique de quatre heures sur le parcours de Mitterand. Il précède celui, plus connu, qui a été fait ensuite sur Chirac. La perspective adoptée est celle du "destin des grands hommes", du "génie politique". Profondément empathique voire souvent admirative. Ce qui peut être un peu gênant. Oui, il est bien question ici de Carrière politique, de coup bas, de manigances, et autres entourloupes. On assiste aux témoignages de la classe politique qui a accompagné Mitterand ou collaboré aux événements exposés chronologiquement. Et tout ce beau monde se prête volontiers à ce petit jeu où, outre les anecdotes, chacun y va de sa petite analyse et ne manque pas de faire remarquer combien il a compris son époque et les tensions qui la traversaient. Tant et si bien que ces messieurs, oubliant leur langue de bois et faux fuyants des jours ouvrés, en viennent souvent à mettre en scène, non sans une certaine fierté, leur aptitudes -aux uns aux autres- à manipuler, orienter les votes, les opinions, à s’approprier le pouvoir politique, but ultime et fin en soi. Ils se montrent sous leur vrai jour. Celui de concurrents dans une lutte acharnée  pour l'accession aux mandats politiques. Le tout enveloppé dans une langue de salon qui suggère, laisse entendre, dénonce ou moque à demi mot. Cela confère au film une note savoureuse, avouons le,  une coquine transgression où l'on s'amuse à être témoin de ce repas d'anciens combattants. Malheureusement, on est vite rattrapé par un certain désarroi comme lorsque l'on voit Juppé commenter "la perte du sens de l'Etat" de l'entourage de Mitterand ( à propos de leur corruption) ... En fait, à chaque moment où l'on se remémore que c'est sur le champ de bataille de nos vies que se déroulent leurs petites guerres.
A propos de Mitterrand, des ligues fascistes à la résistance, de l'Algérie Française à la "révolution prolétarienne", jusqu'à l'Union européenne et le sabordage de la gauche, Tonton donne quand même matière à romancer (plus que Chirac, c'est sûr). C'est la petite touche "polard politique" qui fait de ce film un bon choix en cas de lendemain difficile. 

Partie 2 - Partie 3 - Partie 4


vendredi 26 octobre 2012

La Cagoule , enquête sur une conspiration d'extrème droite




(William Karrel,1996)
Documentaire sur la Cagoule et l'univers des ligues d’extrême droite des années 30.
On remarquera  particulièrement les dissensions qui traversent les différents courants d’extrême droite, jusqu'à la guerre où tous ne bifurquent pas automatiquement vers la collaboration. Le carriérisme, le pacifisme, et le patriotisme viennent brouiller les cartes de fascismes et de nationalismes aux plusieurs facettes.
Pour finir, on se souviendra du rôle joué par Michelin et tout particulièrement par Loréal, passage éclairant sur la provenance de l'argent qui financera un jour les campagnes de l' U.M.P. ... Parce qu'ils le valent bien.


lundi 8 octobre 2012

Histoires secrètes de la télé-réalité



Où quand les interprétations les plus méfiantes et radicales font pales figures face au cynisme qui s'exprime ici sans complexe. Avec l'audimat (et in fine le profit) pour seul horizon, les marabouts de ce totalitarisme du fun se gargarisent d'avoir permis un pas de plus dans la marchandisation humaine.
Les mises en scène parodiques de démocratie qui sont à l’œuvre dans la télé réalité (ainsi que l'évocation de "ce que veut voir le public" qui engage téléspectateurs et participants comme volontaires libres et égaux ) la dépassent largement et se retrouvent dans la course à l’"électorat", à l' "audimat" et dans la plupart de ces théâtres médiatiques qui prennent le "peuple" pour objet méprisable, source de profit, exploitable à merci, objet total.
A mi chemin entre la justification artistique et la perversion bourgeoise, ils voient, pensent, manigancent et commentent a posteriori avec une "hauteur" et un recul analytique qui sont autant de traits typiques du racisme de classe dont cette télé réalité est le produit direct.

dimanche 16 septembre 2012

Jean Pierre Garnier: La "ville durable" : Les habits verts de l'urbanisme capitaliste.





-Critique du vocabulaire du "développement durable" comme nouvelle propagande capitaliste.
-Mis en évidence de la concurrence féroce qui se joue entre des villes qui s'adonnent sans compter à une surenchère de "communication" et de projets fumeux.

La sociologie de la ville nous rappelle ici sa dimension éminemment politique. Et l'analyse des discours et projets liés au "développement durable" peut se résumer en un espoir de l'économie capitaliste:
"Pourvu que ça dure !".
Ce faisant, l'histoire de l' "écologie" comme notion politique est un cas d'école de l'assimilation par l'économie capitaliste de sa critique. Ainsi ce qui est né comme une remise en cause de l'industrie, du nucléaire est devenu en 30-40 ans un vecteur de nouveaux marchés et profits par ceux là même qui étaient les cibles de la contestation.




dimanche 12 août 2012

Outfoxed






Documentaire sur la chaine d'information Fox News littéralement "possédée" par Rupert Murdoch .
(Pour prolonger la question de l'économie des médias du précédent post : Qu'est ce qui fait la différence entre deux "faux-journalistes" ? Le cas caricatural de Fox News nous rappelle qu'avec l'aide d'une rangée de zéro, toutes les techniques de propagandes décriées un jour chez lez uns peuvent être reçues et imitées de manière confraternelle le jour suivant .)


jeudi 2 août 2012

"Les effroyables imposteurs"






Partie 2 - Partie 3 

Entre journalistes corporatistes et ésotérisme de bas étage.
Le "cyber-obscurantisme" (mis au goût du jour par des religieux ou par des groupes d’extrême droite qui tentent de se refaire une jeunesse) est en pleine bourre.
Le documentaire essaie de remettre la balle de l' "objectivité" dans le camp des journalistes. Mais comme la question des conditions de production de l' "information" n'est posé qu'aux "faux journalistes" (des militants pour la plupart) et jamais à la profession, le film sonne comme une levée de bouclier pour la défense des intérêts des journalistes professionnels attaqués sur leur terrain de jeu.
Pourtant, le film pourrait se prolonger en questionnant par exemple le fait que la proximité réelle entre journalistes et pouvoir politique fait depuis longtemps le jeu de ce complotisme farfelu et mystique. Aussi, l'incapacité qu'ont la plupart des journalistes à mettre en question publiquement leur façon de travailler (cadences infernales, concurrence impitoyable, dégradation de l’exigence qualitative...) et leur inclinaison à se cacher derrière des faux fuyants ou des vœux pieux donne sans cesse du grain à moudre aux croyants illuminés du "Nouvel ordre Mondial" ou autre loufoquerie intellectuelle.
La question de l'"information" mériterait un minimum qu'on l'examine sous son aspect économique si on ne veut pas laisser la remise en question du pouvoir médiatique se travestir entre les mains d'apprentis sorciers qui ont très vite et trop bien appris les ficelles de la "communication".







mercredi 25 juillet 2012

L'art de raconter des histoires








Partie 2- Partie 3 

La "scénarisation" comme technique de communication et de pouvoir. Jugée plus efficace que les discours analytiques en terme de conquête des esprits, elle s'impose comme le mode de discours privilégié de la propagande moderne. Se déguisant sous la forme apparemment naturelle et traditionnelle d'une "simple histoire" qu'on raconte, elle est le lieu d'une guerre des cerveaux; influence les comportements et conduit à un appauvrissement dramatique de la pensée critique et rationnelle. Exportée des États-Unis vers le reste du monde (à l'instar d'une grande partie de ce qui concerne les "mass média"), elle témoigne aussi de la grande porosité entre les valeurs politiques, les scénarios, les techniques de formation et de contrôles élaborés entre Washington et Hollywood. Les deux s'inspirant et se renforçant mutuellement, les frontières entre fiction et "réalités" deviennent de plus en plus floues comme dans le cas des G.I.'s envoyés en Irak.
Une seule question demeure : Qu'est ce qu'il fout là Oxmo Puccino ?


mardi 19 juin 2012

L'honneur des brigands



Reportage chez les maffieux russes qui ont activement participé à la conversion de l'économie soviétique vers l'économie libérale. Une belle leçon d'humanisme et de démocratie.

vendredi 15 juin 2012

samedi 26 mai 2012

mercredi 23 mai 2012

Lover dose : la vie de deux couples toxicomanes à New York






"Ce film raconte la vie de deux couples toxicomanes. Il n'y ni musique, ni narration, ni effets spéciaux. Ce que vous allez voir a été filmé par les réalisateurs au cours d'une période de 18 mois. L'amour peut il survivre dans les rues de New York ?". 

Au lit les enfants, c'est pas pour vous !


mardi 22 mai 2012

The Two Escobars




(Sous titres anglais seulement )

Portraits croisés de Pablo et de Andres Escobar. Le premier à la tête du célèbre cartel de Médélin, meurt en 1993 assassiné par les Pepe's (coalition entre l'Etat colombien et narcotrafiquants rivaux). Le second, à la tête de l'équipe nationale (de football) meurt un an plus tard, criblé de balles à la sortie d'une discothèque, coupable d'un but contre son camp qui élimina la sélection de la coupe du monde 94. Entre les deux Escobar pas de parenté, mais une époque, une économie. Celle du trafic de cocaïne et de l'age d'or, court mais intense, du football colombien. L'un et l'autre se renforçant pour finir par se détruire et s'éloigner. Destins tragiques d'un pays où le ballon passe la ligne blanche.

lundi 21 mai 2012

Cocaine Cowboys





 Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 

(laisser un peu charger, player lent...)

Libre entreprise, quand tu nous tiens .... Une plongée haute en couleurs dans le Miami des années 70 - 80,  dont la prospérité exceptionnelle (comparée aux autres régions des USA) est à mettre au compte d'entrepreneurs motivés et à l'imagination débordante... La réalisation fluo et pétaradante du documentaire trouve pour une fois sa justification dans son sujet : un Miami Vice bling bling, bang bang , billets verts et flaques rouges...

jeudi 3 mai 2012

Noam Chomsky: La fabrication du consentement (1992)



 Partie 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12  

(Ce documentaire a fait l'objet d'un livre d'accompagnement, édité séparément )
Présentation par l'éditeur français:
« Dans cet ouvrage, désormais un classique outre-Atlantique (1988, rééd. 2002), les auteurs présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants. Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.
En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers événements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres), ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent à l’information. Ces facteurs structurels dessinent une grille qui révèle presque à coup sûr comment l’inscription des entreprises médiatiques dans le cadre de l’économie de marché en fait la propriété d’individus ou d’entreprises dont l’intérêt est exclusivement de faire du profit ; et comment elles dépendent, d’un point de vue financier, de leurs clients annonceurs publicitaires et, du point de vue des sources d’information, des administrations publiques et des grands groupes industriels. »



jeudi 26 avril 2012

Désentubages Cathodiques







Petite étude de cas sur le référendum de 2005. Proximité sociale entre journalistes et hommes politiques.  Approche censitaire du vote. Approche marketing du métier de journaliste.

mercredi 25 avril 2012

La langue ne ment pas (Victor Klemperer)





Partie 2- Partie 3- Partie 4 .

Ce documentaire met en images les carnets de Victor Klemperer (Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIème Reich). Universitaire allemand, il annote au quotidien les vicissitudes que lui fait subir en tant que "Juif" le régime nazi. Philologue, il prête une attention toute particulière au langage et à l'évolution du vocabulaire qui accompagne et renforce la stigmatisation et les brimades. Ce documentaire recouvre aussi un intérêt qui dépasse son contexte, puisqu'il rappelle à quel point "les mots font les choses" et le pouvoir social conféré à ceux qui ont réussi à prendre le pouvoir sur la langue.



Victor Klemperer a tenu un journal tout au long de sa vie. La partie qui couvre la période nazie a été publiée en Allemagne en 1995 avant d'être traduite en 2000 en français. Dans son Journal, il mêle les détails de la vie quotidienne, les observations politiques et sociales, les réflexions sur la nature humaine et sur la nature de la langue, toutes deux perverties par le IIIe Reich. Klemperer décrit les privations, les humiliations, l'asphyxie progressive de celui qui mène une existence de paria, les disparitions successives des amis. Il fait preuve d'une remarquable lucidité sur son sort, sur le sort de millions de Juifs dans les camps et affirme sa volonté de témoigner pour l'histoire.


L'allemand  permet de créer des mots composés et les nazis ne se sont pas privés de cette possibilité pour inventer des mots à même de servir leur propagande. Il y a donc eu une langue nazie. Ce sont les particularités de cette « novlangue » que Victor Klemperer a consciencieusement notées pendant les années du nazisme, ce qui lui servait aussi à garder son esprit critique et à résister individuellement à l'emprise du régime hitlérien.
Par exemple, les nazis ont beaucoup utilisé le préfixe Volk-, le peuple (ex : Volkswagen), parce qu'ils voulaient donner l'impression qu'ils servaient le peuple. Ils ont aussi remis au goût du jour certaines runes du Moyen Âge, c'est de là que vient le sigle en éclair des SS. Là, le but était de faire croire à toute la population que le nazisme n'était pas nouveau mais qu'il était issu de l'Allemagne ancienne, qu'ils incarnaient la vraie Allemagne. Et que sur les décombres de la crise de 1929 le IIIe Reich durerait 1000 ans.
Il souligne aussi l'importance chez les nazis du vocabulaire organique pour décrire la société comme un ensemble vivant, tendance préférée volontairement à une pensée systémique.
Klemperer souligne dans ses carnets toutes les possibilités d'asservir une langue, et donc la pensée elle-même, à l'œuvre de manipulation des masses

 


mercredi 11 avril 2012

Manipulations, une histoire française (Pierre Péan)




Pierre Péan et Vanessa Ratignier marchent sur les pas des deux personnages clés de l'affaire Cleastream, Imad Lahoud l'ancien trader et Jean Louis Gergorin, stratège chez EADS. En mai 2002, Imad Lahoud sort de prison. Malgré ça, il va opérer une ascension fulgurante au sein des services secrets français. Il bénéficie de l'aide de Gergorin qui lui présente le Général Philippe Rondot, le spécialiste français de la lutte antiterroriste. Lahoud lui promet Ben Laden, l'appât fonctionne. Il devient agent de la DGSE, obtient un emploi de couverture chez EADS.

Episode 2 -

Pour trouver Ben Laden, Lahoud a besoin de l'annuaire des comptes bancaires de la « chambre de compensation » Clearstream. C'est l'instrument mis en place par toutes les banques du monde pour centraliser et mémoriser l'ensemble des opérations de transferts de titres et de capitaux. Un journaliste en a décrypté les mécanismes : Denis Robert. Son livre, publié en 2001, décrit comment ce mécanisme peut être détourné pour blanchir l'argent sale. Lui et les hommes qui l'ont aidé à dévoiler ce mécanisme se trouvent au centre d'une gigantesque polémique. Commence un interminable harcèlement judiciaire, qu'il finira par gagner. Car Denis Robert n'a rien lâché, d'autant moins qu'un nouvel informateur, Florian Bourges, lui transmet un listing de comptes datant de septembre 2001, document qui servira, plus tard, de base aux faux listings Clearstream.

 Episode 3 -

La DGSE commence à sérieusement douter d'Imad Lahoud. Or en mars 2003 Jean Luc Lagardère décède subitement. Profondément ébranlé par la mort de son patron, Jean Louis Gergorin soupçonne un assassinat. Pour comprendre la paranoïa de Gergorin, il faut revenir sur une décennie de restructuration de l'industrie d'armement française. Deux géants s'affrontent violemment, Jean Luc Lagardère à la tête de MATRA et Alain Gomez PDG de THOMSON. La victoire de Lagardère sera totale, Matra est devenu EADS, numéro 2 mondial de l'aviation et de l'industrie de la défense. Ce qui lui vaut de nombreux ennemis. Dans ce monde des marchands d'armes, tout est possible, y compris le meurtre. A la mort de Lagardère, Imad Lahoud comprend le désarroi de Gergorin. Il va tout faire pour alimenter sa parano et ainsi se rétablir après avoir été lâché par la DGSE.



 Episode 4 -

Lahoud démontre à Gergorin que des mouvements suspects sur le titre Lagardère ont bien eu lieu dans les semaines précédant la mort du capitaine d'industrie. Comment ? Grâce aux listings Clearstream. Ceux-ci laissent apparaître le nom d'Alain Gomez. Mais voilà qu'au fil des jours, d'autres noms surgissent, comme celui d'Andrew Wang, l'intermédiaire de Thomson dans le contrat des frégates de Taiwan. Un contrat de 16 milliards de FF dont la signature a nécessité la mise en place d'un système de corruption impliquant les dirigeants communistes chinois, les militaires taiwanais... et le pouvoir politique français. Où l'on découvre le mécanisme complexe des rétro-commissions et des liaisons dangereuses entre marchands d'armes, services spéciaux et pouvoir exécutif.

 Episode 5 -

En janvier 2004, Jean-Louis Gergorin est définitivement convaincu que la mort de Lagardère s'explique par les systèmes de corruption.Il se rend au Quai d'Orsay pour s'entretenir avec Dominique de Villepin. Son but est le lancement d'une enquête afin de trouver l'assassin et nettoyer le système.Or quelques jours plus tard, Imad Lahoud apporte de nouveaux listings Clearstream où apparaît un autre réseau de corruption.Celui-ci mène tout droit à la "guerre des droites" de 1993 à 1995, à un trésor de guerre supposé des balladuriens aux méandres de l'affaire Karachi.

 Episode 6  

Voilà maintenant le nom même de Nicolas Sarkozy sur les listings ! On ne peut plus attendre : Gergorin transmet anonymement les listings au juge Van Ruymbeke. Le Point en fait sa Une en juillet 2004. Le feuilleton médiatique commence alors que le juge découvre que les listings sont faux. Entièrement faux ? Trop tard : l'affaire se retourne contre ses initiateurs. Au passage, Denis Robert est aspiré, puis traîné dans la boue. La logique judiciaire oblige chacun à sauver sa peau, alors que Nicolas Sarkozy promet de pendre le coupable « à un croc de boucher ». Deux procès délivrent une vérité judiciaire. Mais un mystère plane toujours autour du mobile du falsificateur Imad Lahoud. Pourquoi a-t-il fait cela ? A-t-il agi seul ? Il manquait une clé pour tout comprendre. Pierre Péan, au bout de son enquête, pense l'avoir trouvée... 


jeudi 5 avril 2012

L'argent dette










Ce documentaire est un film d'animation à vocation "pédagogique".
Comment fonctionne le système monétaire ?  Il expose les thèses suivantes :
-la dette est un moyen de création monétaire, basé sur le principe des réserves fractionnaires
 (le crédit à tout prix, a tout pris...)
-l'existence des intérêts nécessite un accroissement permanent du PIB (la croissance à tout prix)

mardi 3 avril 2012

La strategie du choc (Naomi Klein)





Ce documentaire propose une analogie entre les méthodes de coercition, de torture, de "remodelage" psychologique développées par la CIA dans les années 60 (notamment les électrochocs) et les modes de propagation des doctrines ultra libérales des années 70 à nos jours.
Faire perdre tout repère pour pouvoir en imposer de nouveaux.
 Comme "on" a pu utiliser les électrochocs pour déstructurer et restructurer la personnalité d'opposants politiques ou de simples malades (avec des résultats scientifiquement nuls et moralement criminels), les tenants de l'ultralibéralisme profitent ou suscitent des chocs collectifs, -économique et culturels- (régimes dictatoriaux, guerres, catastrophes naturelles...) et remodèlent (tant que les victimes sont "sous le choc" et n'ont pas les moyens de défendre leurs intérêts, leur identité propre, leurs valeurs ...) l'Etat, l'organisation économique dans le sens du "Marché" comme seul horizon politique.
Le mérite du documentaire est aussi et surtout de retracer l'histoire de l'ultra-libéralisme (ou néo-libéralisme) en tant que système intellectuel et en tant que doctrine imposée. Des balbutiements d'un groupe d'universitaires marginaux (les "Chicago boys") dans un contexte de keynésianisme installé, aux premières "applications" de ces théories dans le Chili de Pinochet,dans l'Argentine de Videla, pour être exportées ensuite aux US et au Royaume uni sous Reagan et Thatcher, puis au reste du monde de manière aveugle, indifférenciée, systématique et in fine totalitaire. Le documentaire termine sur les suites de la (seconde) guerre en Irak.
Au bout du chemin, il est aussi intéressant de constater la potentialité criminelle d'universitaires rarement remis en cause, dont la responsabilité n'est quasiment jamais pointée, alors qu'ils tiennent une place importante dans l'imposition politique, économique et culturelle avec pour conséquences directes:  famines, torture, guerre, pauvreté, analphabétisme.

dimanche 1 avril 2012

Inside Job






 "Tolérance Zéro" ? ... Pas cette fois...

"La dépression mondiale, dont le cout s'élève a plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison. Au travers d'enquêtes approfondies et d'entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l'émergence d'une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Narré par l'acteur oscarisé Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l'Islande, l'Angleterre, la France, Singapour et la Chine. "

samedi 31 mars 2012

Loic Wacquant: Punir les pauvres





 
"Les prisons de la misère 10 ans après" (0:09:40 à 1:43:00. Les intervenants suivants jargonnent de manière très rébarbative pour un non sociologue).
Le système carcéral contemporain et le passage du traitement "social" au traitement pénal de la pauvreté.

"Loic Wacquant" part 1 et 2 (problème de lecteur, aucune pause possible...) .
La genèse de ce tournant politique et économique aux USA

Bringing the penal state back in . (de 0:6:50 à 1:06:00. En anglais) 
La nécessité de (re)placer la prison au cœur des analyses économiques et sociologiques du capitalisme contemporain.

jeudi 29 mars 2012

Patric Jean : "La raison du plus fort"






Partie 2 - 3 - 4 -

Le premier plan du film le résume en partie : de la fenêtre d'une prison en construction, on voit au loin une usine en ruine. La fermeture de la seconde est, pour le réalisateur, la cause indirecte, mais mécanique de la création de la première : « aujourd'hui on détruit ici une usine et demain on bâtira une prison ». Telle est la thèse de documentaire.

Ce documentaire suggère en effet qu'en France, en Belgique et en d'autres pays d'Europe, les politiques mise en œuvre pour lutter contre la hausse du chômage sont plus sécuritaires qu'économiques : au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. Aux côtés des quartiers riches, on tolère l'existence de banlieues de misère où se généraliserait la « tolérance zéro ».

Patric Jean montre ainsi que l'on concentre dans ces quartiers de misère tous les problèmes de nos sociétés : fort taux de chômage, fort taux d'analphabétisme, faux taux de pauvreté, fort taux de précarité, fort taux de criminalité... Alors que, selon lui, c'est précisément dans ces quartiers que l'État est le moins présent : faiblesse et/ou difficulté d'accès des équipements culturels, faiblesse des infrastructures de transport et d'urbanisme, distance à l'autorité, etc. Le documentaire identifie alors les conséquences de cette logique discriminatoire propre à nos sociétés occidentales.

Ce faisant, le réalisateur remet en cause l'image d'une démocratie européenne où tous auraient leur chance et offre un regard sur la société européenne, qu'il juge brutale. Il déclare ainsi en introduction au documentaire : « Quelle drôle d'époque ! Que sommes-nous en train de faire ? Avons-nous perdu la raison ? »

Avec ce documentaire, Patric Jean souhaite dénoncer le changement de politique mis en œuvre en Europe depuis la fin des années 1990 : « C'est toute l'Europe qui est en train de passer du traitement social de la pauvreté au traitement carcéral ». Le documentaire repose sur une argumentation rigoureuse, le réalisateur ayant choisi un certain nombre d'exemples particulièrement pertinents. Ses thèses sont proches de celles que le sociologue Loïc Wacquant avait par exemple développé dans Parias urbains. Ghetto, banlieues, État. (La Découverte, Paris, 2006) ou celles du philosophe Jean-Paul Curnier. Ce dernier précise : « Le seul futur des démocraties occidentales aujourd'hui, c'est la menace de leur fin... Et l'on voit bien du reste comment, aux promesses d'un monde meilleur, se sont substituées les exhortations au rassemblement contre toutes sortes de menaces, comment à l'idée de conquêtes démocratiques s'est substituée celle du maintien d'une froide survie... »

vendredi 23 mars 2012

Ron Mann: Grass







Part 2

Portrait d'un siècle de lutte contre la marijuana aux Etats-Unis, "Grass" remonte le temps à travers des documents d'archives et notamment les films de propagande (narration par Woody Harrelson).

dimanche 18 mars 2012

Boris Jakobek : Print !!!





La sérigraphie  pédagogiquement exposée par Lighning Bolt. (vidéo : Boris Jakobek - Impression : B.Jakobek /T.Le Guillou)

samedi 17 mars 2012

Don Letts : Punk attitude !


(German subs).

From the Kinks to Agnostic Front . From Count Five to MTV's punk-pets.
From the Velvet underground to the internet.
Starring the Ramones, The Bad Brains, The Slits, The Dead Kennedys, Henry Rollins, The Buzzcocks, The Clash, The Sex Pistols, The New York Dolls, Blondie, Television, Pere Ubu, Suicide, Sonic Youth, Siouxie and the Banshees, Agnostic Front, James Chance, The Dictators, Jim Jarmush, Glenn Branca, Magazine, MC5, Patti Smith, ...
.... Only one question remains : "Where the hell are the Cramps ?  "

Part 2
Part 3
Part 4 
Part 5 
Part 6 
Part 7 
Part 8 
Final Part

mardi 13 mars 2012

Maila Nurmi aka Vampira










Tribute to Maila Nurmi who created and portrayed the world's first horror host, Vampira, in 1954

lundi 12 mars 2012

Nadav Harel : Attack of the happy people





"Ecstasy, which started out as a psychotherapeutic drug, has now become one of the most consumed recreational drugs around. This film by Nadav Harel documents the flourishing ecstasy party culture in Israel today. Navel says that Israel has one of the world's highest drug consumption rates. Affected by wars, an aggressive marketplace economy and very powerful religious forces, young people in Israel escape their harsh reality through excessive drug consumption. Ecstasy is particularly widespread. Many of the young Israelis interviewed for this documentary refer to it as “the drug of love” and say that when you're on it “everything becomes rosy; you're in a fantasy world; you love everyone you see...” This program features experts who believe in the therapeutic uses of the drug and also opponents of the drug who believe ecstasy use characterises our consumer-driven society, as many products such as music, clothes, dance parties and so on are being promoted through this drug trend."